Mardi 13 octobre 2009
La "gestion" d'une petite commune est emplie de tâches, pas forcément passionnantes mais pas rebutantes non plus.
Il y a même un certain plaisir à manipuler le concret en prise directe avec la réalité, à agir avec un résultat immédiat.
Exemple :
Les repas sont fournis par une entreprise.
Jusqu'à cette année, la personne qui s'occupe de la restauration (qui réchauffe les plats et les sert aux enfants) passait commande.
On s'est aperçu entre autres problèmes (... et ils ne manquent pas ! mais c'est l'épouse du 1er adjoint...) que ce nombre ne variait pas ou presque.
"De toute façon, ils ne finissent pas tous leur assiette !"
C'est-à-dire que si un ou deux enfants suppémentaires, même si les parents avaient prévenus à l'avance, on n'augmentait pas le nombre de repas commandés et on "s'arrangeait".
Depuis un an, le nombre d'enfants ayant augmenté avec la venue de deux niveaux supplémentaires et l'augmentation de la population, cela est devenu plus sensible et des parents se demandaient pourquoi les enfants disaient ne pas avoir un steack haché entier par exemple...
La rumeur nous étant parvenue... il a été décidé qu'une autre personne s'occuperait des commandes, d'autant que cette personne étant celle qui facture, ça simplifie.
Jusque là... tout va bien.
Oui mais...
La personne devant passer commande est absente.
Un conseiller s'en charge et apprend à cette occasion par la "cantinière" qu'il manque des repas, de façon chronique, "depuis une semaine".
-"Pourquoi n'avez-vous rien dit ?"
- Je l'ai dit au maire
- mais ce n'est pas lui qui s'occupe de ça
- l'adjointe qui s'occupe de ça est en vacances
- elle n'est pas seule ! Combien vous a-t-on livré de repas ?
... là on passe... il a fallu poser 5 fois la question avant que la cantinière daigne répondre à ce conseiller qui l'emmerde.
Le dit conseiller se doute bien de ce qui se passe, voit avec le fournisseur et identifie le problème.
La personne qui a lu le formulaire au niveau de l'entreprise de restauration n'a vu que la 1ère colonne (les enfants) et pas les 2 autres (enseignantes et personnel communal)...
Le formulaire est donc refait dans la foulée, en ajoutant une colonne "total", la dite colonne en 1er et en gros avec les autres données écrites en plus petit de façon à ce qu'il n'y ait plus de confusion.
Problème réglé en 10 minutes.
Le conseiller envoie un courriel pour expliquer ce qui s'est passé et ce qui a été fait, au maire et à l'adjointe en charge de l'école.
Et les problèmes commencent !
Le maire (très ami du 1er adjoint), dont on a appris qu'il était au courant du problème... accuse réception et... s'empresse de voir la cantinière (celle qui a passé au moins un an à ne pas commander suffisamment de repas).
Il envoie un courriel expliquant qu'il ne faut mettre qu'un nombre total de repas commandés et que la situation n'était pas réglée puisqu'il manquait encore des repas le jeudi...
Oui, oui... sauf que... justement le conseiller a mis en place la solution le jeudi à 11H50 (un peu tard pour l'arrivée des repas en 10 min !) parce qu'il n'était pas au courant avant, lui...
Réexplication du conseiller qui confirme le manque de repas du jeudi et réaffirme que la solution est trouvée et qu'il est bien pour la facturation d'avoir les différents constituants du nombre total de repas sur le même formulaire.
Le lendemain, nouveau courriel du maire qui dit s'être rendu sur place, avoir discuté avec la cantinière et que donc il a pensé à un formulaire avec un seul nombre total de repas.
Agacement du conseiller qui répète que le problème est résolu et que ceux qui étaient au courant avant auraient pu s'en occuper plus tôt !
Le lendemain, nouveau courriel expliquant que le formulaire nouveau est arrivé, que c'est celui-ci qu'il faudra utiliser dorénavant.
Point à la ligne !
Pas une discussion orale, même par téléphone, avec le conseiller.
Pas de la prise en compte du travail effectué.
Pendant ce temps...
La subvention de 25 000 euros qu'on aurait dû toucher mais qu'on a pas eu parce qu'un cabinet conseil s'est trompé... ?
Le maire n'a rien fait et il est maintenant trop tard.
Le budget de fonctionnement qui souffre d'un déficit chronique... la commission elle s'en occupe quand ? (il s'agit juste de trouver environ 60 000 à 80 000 euros...)
Jamais ! Mais le maire va sûrement nous faire part d'une brillante solution.
La station d'épuration dont le maire et son 1er adjoint ont affirmé qu'elle était prévue pour 700 personnes (en réalité 400 !) et qui "arrive à saturation" (en réalité, elle a dépassé les 400 mais... le maire ne veut pas l'entendre) ?
Rien ne bouge non plus.
Le conseiller, un rien taquin et susceptible a expliqué au maire qu'il comprenait mieux le manque de temps chronique de ce dernier... à s'occuper de problèmes résolus, on justifie sa présence, son importance mais... on ne fait rien avancer.
Dommage !
Il y a même un certain plaisir à manipuler le concret en prise directe avec la réalité, à agir avec un résultat immédiat.
Exemple :
Les repas sont fournis par une entreprise.
Jusqu'à cette année, la personne qui s'occupe de la restauration (qui réchauffe les plats et les sert aux enfants) passait commande.
On s'est aperçu entre autres problèmes (... et ils ne manquent pas ! mais c'est l'épouse du 1er adjoint...) que ce nombre ne variait pas ou presque.
"De toute façon, ils ne finissent pas tous leur assiette !"
C'est-à-dire que si un ou deux enfants suppémentaires, même si les parents avaient prévenus à l'avance, on n'augmentait pas le nombre de repas commandés et on "s'arrangeait".
Depuis un an, le nombre d'enfants ayant augmenté avec la venue de deux niveaux supplémentaires et l'augmentation de la population, cela est devenu plus sensible et des parents se demandaient pourquoi les enfants disaient ne pas avoir un steack haché entier par exemple...
La rumeur nous étant parvenue... il a été décidé qu'une autre personne s'occuperait des commandes, d'autant que cette personne étant celle qui facture, ça simplifie.
Jusque là... tout va bien.
Oui mais...
La personne devant passer commande est absente.
Un conseiller s'en charge et apprend à cette occasion par la "cantinière" qu'il manque des repas, de façon chronique, "depuis une semaine".
-"Pourquoi n'avez-vous rien dit ?"
- Je l'ai dit au maire
- mais ce n'est pas lui qui s'occupe de ça
- l'adjointe qui s'occupe de ça est en vacances
- elle n'est pas seule ! Combien vous a-t-on livré de repas ?
... là on passe... il a fallu poser 5 fois la question avant que la cantinière daigne répondre à ce conseiller qui l'emmerde.
Le dit conseiller se doute bien de ce qui se passe, voit avec le fournisseur et identifie le problème.
La personne qui a lu le formulaire au niveau de l'entreprise de restauration n'a vu que la 1ère colonne (les enfants) et pas les 2 autres (enseignantes et personnel communal)...
Le formulaire est donc refait dans la foulée, en ajoutant une colonne "total", la dite colonne en 1er et en gros avec les autres données écrites en plus petit de façon à ce qu'il n'y ait plus de confusion.
Problème réglé en 10 minutes.
Le conseiller envoie un courriel pour expliquer ce qui s'est passé et ce qui a été fait, au maire et à l'adjointe en charge de l'école.
Et les problèmes commencent !
Le maire (très ami du 1er adjoint), dont on a appris qu'il était au courant du problème... accuse réception et... s'empresse de voir la cantinière (celle qui a passé au moins un an à ne pas commander suffisamment de repas).
Il envoie un courriel expliquant qu'il ne faut mettre qu'un nombre total de repas commandés et que la situation n'était pas réglée puisqu'il manquait encore des repas le jeudi...
Oui, oui... sauf que... justement le conseiller a mis en place la solution le jeudi à 11H50 (un peu tard pour l'arrivée des repas en 10 min !) parce qu'il n'était pas au courant avant, lui...
Réexplication du conseiller qui confirme le manque de repas du jeudi et réaffirme que la solution est trouvée et qu'il est bien pour la facturation d'avoir les différents constituants du nombre total de repas sur le même formulaire.
Le lendemain, nouveau courriel du maire qui dit s'être rendu sur place, avoir discuté avec la cantinière et que donc il a pensé à un formulaire avec un seul nombre total de repas.
Agacement du conseiller qui répète que le problème est résolu et que ceux qui étaient au courant avant auraient pu s'en occuper plus tôt !
Le lendemain, nouveau courriel expliquant que le formulaire nouveau est arrivé, que c'est celui-ci qu'il faudra utiliser dorénavant.
Point à la ligne !
Pas une discussion orale, même par téléphone, avec le conseiller.
Pas de la prise en compte du travail effectué.
Pendant ce temps...
La subvention de 25 000 euros qu'on aurait dû toucher mais qu'on a pas eu parce qu'un cabinet conseil s'est trompé... ?
Le maire n'a rien fait et il est maintenant trop tard.
Le budget de fonctionnement qui souffre d'un déficit chronique... la commission elle s'en occupe quand ? (il s'agit juste de trouver environ 60 000 à 80 000 euros...)
Jamais ! Mais le maire va sûrement nous faire part d'une brillante solution.
La station d'épuration dont le maire et son 1er adjoint ont affirmé qu'elle était prévue pour 700 personnes (en réalité 400 !) et qui "arrive à saturation" (en réalité, elle a dépassé les 400 mais... le maire ne veut pas l'entendre) ?
Rien ne bouge non plus.
Le conseiller, un rien taquin et susceptible a expliqué au maire qu'il comprenait mieux le manque de temps chronique de ce dernier... à s'occuper de problèmes résolus, on justifie sa présence, son importance mais... on ne fait rien avancer.
Dommage !
Par Municipalité
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Publié dans : Vécu
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Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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